Archives du blog

QWARTZ 8 / Les Laureats au Centquatre à Paris le 29 mars 2012

Qwartz d’Honneur

Morton SUBOTNICK

Qwartz Pierre Schaeffer

Francis DHOMONT

Qwartz Album

SUPERPITCHER / Kilimanjaro (Kompakt)

Qwartz Expérimentation (Prix InaGRM)

ELISABETH VALLETTI  / 18 pieces for the Midi Harp (no label)

Qwartz Découverte (Prix SACEM)

JOHN HECKLE / Life on Titan (Mathematics Recordings)

Qwartz Titre

ANDY MOOR & ANNE-JAMES CHATON / Dernière minute (alb : Transfer/1[Departures] / Unsounds)

Qwartz Dancefloor

INCITE / Glass (alb : Dare to Dance / Hands)

Qwartz Max Mathews

Hopman Sound Transfer

Qwartz artwork & packaging

MARC-ANTOINE BEAUFILS / Semelles de fondation / Label : Bloc Thyristors/Bimbo Tower Records

Pierre Henry, 7 soirées de création à l’Eglise Saint Eustache – Paris

Pierre Henry, Le Président du Comité d’Honneur des Qwartz, , a donné sept concerts à l’ Eglise Saint Eustache à Paris dans le cadre du festival Paris Quartier d’ Eté.

Le final de ce lundi 1er août fut exceptionnel. Les pièces diffusées par Pierre Henry résonnaient magistralement dans cette belle église. Ce sont les Pères Oratoriens, membres de la société de vie apostolique l’Oratoire Français, qui ont autorisé cette série de concerts de Pierre Henry au sein de la paroisse catholique. Le concert a débuté par une voix qui répandait 666 (une oeuvre d’après l’Apocalypse de Jean), le chiffre de  la bête concrète, dans les dizaines d’enceintes disséminées dans la Nef. Pierre Henry, dos au Choeur a fait face au célèbre orgue de l’église. Celui qui chantait lors de la messe donnée à Pierre Schaeffer.

Tout un symbole.

Son interprétation de L’Art de la Fugue y eut une profonde sonorité.

« L’Art de la fugue de Jean-Sébastien Bach est une oeuvre captivante par son ingéniosité et sa science harmonique. Rien n’est oublié, toutes les formes de contrepoint jouent en virtuose. Les canons de Bach amplifient un motif unique, thème que j’ai retenu, entendu, rêvé, martelé à satiété. Ma part de musicien est d’en réaliser une sorte de Concert de timbres, destiné à un environnement réverbérant tel que l’église Saint-Eustache.

Un rêve de fugues entrecroisées qui s’accordent les unes aux autres comme dans un même voyage. Un voyage odyssée Occident-Orient où l’âpreté tribale s’oppose à des variations de rites inconnus. Là, le canon de Bach devient le canon de la mort. Les rites triomphent, la vue de Bach baisse, c’est la fugue ultime, inachevée, irradiée jusqu’à une apesanteur finale. Dans cette dernière séquence mes micro-intervalles jouent sur un rythme de derviche tourneur. Le cercle et ce qui tourne sont les symboles de cet essai planétaire.

Successivement : Prélude, Prière, Déclinaison, Grand Orient, Tonalité, L’Autrefugue, Rite, Fugue ultime, Apesanteur.                                    Pierre Henry

David Chauveau à gagné pour cet événement exceptionnel un Pass 7 concerts en participant au jeu Winwin* de la revue des revues musicales, gratuite et mensuelle, qwartzView disponible ici en PDF.

*jeu réservé aux abonnés de ce site qwartz.fr

Arnaud Rebotini ouvre son label. Interview Qwartz TV

Arnaud Rebotini, un artiste qui compte.  Sa dernière expérience: faire vivre un label, son label: Blackstrobe Records. Deux sorties, de lui, pour l’instant. Des coups de pouce: Feadz et le prometteur Gesaffelstein.

Quatre albums d’Arnaud Rebotini à gagner dans le prochain numéro de QwartzView, la revue gratuite et mensuelle des revues musicales.
Someone Gave Me Religion Minimix

Clip vidéo de son titre techno: Personal Dictator

La musique : et Pavlov dans tout ça ?

Table ronde – Qwartz – Le Trianon

Au cours de son histoire, la musique a rempli plusieurs fonctions, d’ordre purement esthétique, religieux, politique, propagandiste, de distraction ou comme on l’a prétendu pendant longtemps d’hominisation. On lui a prêté des vertus tantôt essentielles, tantôt accessoires, aujourd’hui comme bien d’autres productions, elle est confrontée à des mécanismes marchands sinon mercantiles. Mais c’est bien sûr la restreindre que de la cantonner à cet emploi soit au travers de la diffusion de masse, soit au travers de ces aspects publicitaires. Roméo et Juliette de Prokofiev ne se résumera jamais à un parfum égoïste.

La diffusion massive de la production musicale provoque, pour reprendre Theodor. W. Adorno, une régression de l’écoute. Une consommation qui étouffe le désir et épuise le plaisir. On entend ce qui est reçu et non pas ce qui est cherché. Comme si, une entreprise de dépoétisation était mise en œuvre. Adorno notait L’écoute régressive est liée de façon évidente à la production (…). Il y a écoute régressive dès que la publicité tourne à la terreur, dés qu’il ne reste plus à la conscience qu’à capituler devant la supériorité de ce qu’on lui vante et à acheter la paix de son âme.  croire qu’être partout, c’est être nulle part. A défaut, de trouver une oreille complice, la musique rencontre une oreille conciliante.

Quelle valeur l’emploi de la musique apporte-t-elle aux objets, aux produits industriels ? Quel lien peut-on établir entre auditeur et consommateur ? Peut-on parler d’un geste conditionné par la musique ?

les intervenants :

David Jisse : Commencer par la chanson, rencontrer Luc Ferrari et la liberté dans la musique, découvrir le travail de studio et l’art radiophonique, composer pour le théâtre et le cinéma, glisser vers les antennes de Radio France, transmettre et sensibiliser, faire œuvre autour de la pédagogie… Nos biographies s’écrivent souvent à notre insu, mais voilà qui est fait. Diriger La Muse en Circuit, co-animer « Electromania » sur France Musique, animer le réseau « Futurs Composés », continuer à écrire des chansons et à inventer des formes musicales inclassables…Voilà ce qui reste à faire. L’histoire continue, un peu trop vite sans doute, mais toujours avec ce besoin de transmettre et d’émouvoir…

François Nicolas : François Nicolas associe la composition à une réflexion théorique sur la musique. Ses œuvres musicales sont éditées chez Jobert. Il travaille actuellement à une vaste tétralogie sur Mai 68 – Égalité ’68 –prévue pour le 50° anniversaire de ces événements. Il apprend également l’arabe littéraire en vue de « faire entrer la langue arabe dans la musique contemporaine ». Chercheur associé à l’École normale supérieure (Ulm) et à l’Ircam, il anime différents séminaires associant, sous les noms Entretemps et mamuphi, mathématiques, musique et philosophie. Il vient de terminer la rédaction d’un vaste ouvrage sur Le monde-Musique (à paraître chez Fayard) et prépare un livre sur Parsifal.

Anthony Pecqueux est docteur en sociologie de l’EHESS et actuellement membre du Centre Norbert Elias (S.H.A.DY.C., Ehess/Cnrs). Ses travaux portent principalement sur la musique : après une thèse consacrée au rap français (visant à faire émerger ses portées morales voire politiques), il a mené diverses enquêtes ethnographiques sur l’écoute de la musique, comme à travers le suivi des auditeurs-baladeurs (ceux qui écoutent de la musique lors de trajets quotidiens sur des lecteurs numériques). Il a notamment publié, en 2009, Ecologie sociale de l’oreille. Enquête sur l’expérience musicale aux éditions de l’EHESS.

Christophe Rosenberg : Musicien, improvisateur, aux saxophones, flûte, WX7 et percussions, compositeur et metteur en sons, Christophe Rosenberg est coordinateur pédagogique à la Cité de la musique, chargé des nouvelles technologies, directeur artistique des cd encartés dans les albums des petits contes du musée de la musique publiés chez Actes sud Junior et ingénieur du son. Au sein du Département pédagogie et médiathèque, il coordonne depuis 12 ans les activités du studio-son de la Cité de la musique dont la spécificité est la transmission collective. Il y conçoit notamment les ateliers proposés au public, participe à la conception de dossiers multimédias permettant de comprendre ce que proposent les ateliers de pratique menés par le service « Ateliers et formations » de la Folie Musique. Superviseur des enregistrements de la collection « Traditions chantées », Christophe Rosenberg est aussi formateur pour enseignants, dumistes, amateurs novices et professionnels de la musique.

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