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Qwartz 9 – Catégorie Album/EP
Qwartz 9 – La Machine du Moulin Rouge
Qwartz Market 30 labels – 15 lives (18h-6h00) – Ceremony (8 performances) – After Qwartz Dancefloor Heroes with a guest star (0h00 – 6h00)
04 avril 2013 – 20h
Richard Pinhas – Président d’Honneur
Jean-François Zygel – Président du Jury
Sont nommés dans la Catégorie Qwartz Album/EP
Are nominated in the Qwartz Album/EP Category
Dotation au lauréat présent ou représenté le 04 avril 2013 pendant la cérémonie des Qwartz 9 à la Machine du Moulin Rouge à Paris. Dotation SACEM: 2000 € .
Fin des votes /08 – 03 – 2013/End of the votes
Saddle Bomb by The Allophons / Sonig
Univrs by alva noto / raster-noton
Termination Voice EP by Dunaewsky69 /Kvitnu
Orcas by Orcas / Morr Music
No Sudden Movements by Void [Jonathan Gaiser] / Minus
Le monde entier by Arne Vinzon / DokiDoki
Zoran’s Equation by Flint Glass – Polarlicht 4.1 – Transistor / Funkwelten
Loot by Filastine / Jarring Effects
Sentimental Favourites LP by Andrew Pekler / Dekorder
Matthew Herbert met les pieds dans le plat
Matthew Herbert, Qwartz d’Honneur 2011, entame sa tournée internationale pour présenter sa dernière oeuvre: One Pig. Oeuvre qui crée une polémique au sein des associations pour la défense des animaux. Il a débuté dans le prestigieux London’s Royal Opera House, le 2 septembre dernier et continuera au Japon, au Pays-Bas et en Italie.
One Pig est le troisième volet de la trilogie One. Après One One et One Club, One Pig présente tous les aspects de la vie d’un cochon, de sa naissance à sa mort. De sa découpe et de son désossage à sa consommation. Une oeuvre qu’il considère comme un aperçu, une vision de l’omniprésence de cet animal le plus proche de l’homme, mal aimé qui incarne à la fois la richesse et de l’exploitation totale. “L’épisode de la mort était une étape cruciale dans l’histoire. C’était celle que je redoutais le plus, mais c’était aussi celle que je trouvais la plus pertinente pour ma compréhension” dit-il.
L’interview de Matthew Herbert par Intruders TV au Trianon, partenaire des Qwartz.
Retrouver la vidéo de son discours aux Qwartz 8 en avril 2011 au Trianon. En compagnie d’alva noto, le Président d’Honneur, matali crasset, la Présidente du Jury et Eric da Costa en personnage ténébreux de Philippe Druillet.
Interview de l’artiste par Genica Baczynski pour Qwartz
À quoi correspond chez vous cette tendance à tout faire vous-même ? Vous sentez-vous proche de Robinson Crusoé ?
Les collaborations et l’idée de coopération sont indispensables. Aujourd’hui pourtant il faut apporter à l’art une nouvelle perspective et ainsi provoquer l’émergence d’espaces inédits où l’auditeur reconsidère son environnement. Au 20e siècle, le modèle de distribution, en ce qui concerne la musique, et les caractéristiques du travail ont été définis par les entreprises. Elles se sont attachées au profit, à la facilité, aux formes sans cesse répétées. Je n’ai pas eu d’autre choix que de tout créer et de tout gérer par moi-même. Pour l’instant, je n’entraîne pas tout le monde sur cette voie. Il me semble important que l’aspect politique de ma musique se retrouve dans son mode de fabrication.
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
La musique n’exerce plus le même attrait sur moi. La question qui se pose est : en avons-nous encore besoin ? Les musiciens m’apparaissent comme les bouffons d’une cour toujours persistante. À part John Cage, mes influences ne se situent pas dans la sphère artistique et elles s’inspirent de personnalités que j’admire comme Noam Chomsky, James Lovelock ou encore Shiva, et de personnes que je méprise comme Sarah Palin, la dynastie Bush, Tony Blair ou bien le gouvernement israélien. Aujourd’hui, il est de plus en plus compliqué de différencier les genres ou les mouvements artistiques, de plus en plus difficile d’être bouleversé. Ainsi quand les journaux nous dévoilent les crimes de Kadhafi envers son peuple, nous sommes choqués et cette partition journalistique devient alors plus fascinante que n’importe quelle couverture de NME nous enjoignant d’écouter un nouveau groupe.
Vous sentez-vous un artiste engagé et recherchez-vous la subversion ?
J’ai conscience d’être privilégié. Je bois de l’eau potable, j’ai accès à des soins médicaux, je vote, et je mange des bons aliments. On me paye le plus souvent mes déplacements et je peux passer des journées à rêver à de nouvelles créations sonores. Je m’interroge sur ma condition, elle n’est pas un acquis. Et comment ne pas se questionner sur un système où mes besoins sont prioritaires à ceux des autres. La période actuelle est chaotique. Le système capitaliste et son marché dit de libre échange – qui en définitive nie la liberté – accroissent la violence et la cupidité. Il a développé un modèle d’existence insupportable dont on n’échappe qu’en résistant. La subversion en fait partie. Trop souvent, nous assistons à une complaisance et une apathie aussi dangereuse qu’un mercenaire américain.








