QwartzView

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Nous vous proposons une revue des revues. Une analyse de la presse musicale régulière, engagée ou non, en ligne ou pas, centrée sur les artistes ou sur elle-même. Tout nous intéresse: les contributions, les inepties, les planifications, les génies…
Nous dirons ce que nous avons à dire, nous rapporterons ce que nous avons lu et soulignerons ce qui nous a plu et déplu.

Cette revue est mensuelle gratuite et au format PDF

qwartzView V.5 est disponible: Téléchargement

La presse chauffe.  L’argent brûle l’encre des uns, les autres revendiquent ou tournent le dos à l’histoire. Qu’ils se défigurent pour plaire ou figurent déplaire, tout est fragile. Un numéro plutôt marteau qu’enclume. Avec une annonce offerte au label M-Tronic que nous apprécions, et un grand écart entre Gonjasufi et les mythiques Drexciya.

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qwartzView V.4 est disponible: Téléchargement

L’Apocalypse, Steve Jobs, David Lynch, Composer, King Midas Sound, Revue & Corrigée par Jean-Marc Clogenson, notation QGB de la presse et de son influence sur les ventes d’albums et la réponse au journal le Monde par des hardcoreux suite à du publi-rédactionnel borderline de la nièce de Pedro Winter…sans oublier l’annonce offerte à dDamage.

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qwartzView V.3 est disponible: Téléchargement

Label sélectionné par Qwartz pour une publicité gratuite: Sem Label

Winwin: le jeu concours du qwartzView

En ce qui concerne le jeu concours pour gagner le livre sur Jean-Jacques Perrey, un abonnement d’un an à Trax et à Wire, seuls les abonnés au site qwartz.fr pourront y participer.

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qwartzView V.2 est disponibe: Téléchargement

Label sélectionné par Qwartz pour une publicité gratuite: Stembogen/PPT

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qwartzView V.1 est disponible: qwartzView V.1

Numéro Zéro: avril pour mars 2011: qwartzViewV.0

Numéro 1: mai pour avril 2011: qwartzView V.1

sélection Qwartz: Dis Voir

contribution de Jean-Marc Clogenson

Pour nous contacter, pour proposer une contribution, une annonce, une publicité au format A5: qv [@] qwartz.org

Chaque mois, les Qwartz sélectionnent un label/ une édition et lui offre une page de publicité selon son actualité.

Ici un commentaire sympathique de nos collègues de musique-culture.com

  1. A propos de qwartzView V.3.

    En gros vous déplorez que la presse fasse de bons constats, mais qu’ils argumentent en nous revendant toujours la même vieille soupe en écrivant "indé" dessus?
    C’est bien ça? c’est l’hôpital qui se moque de la charité, c’est ça?
    Si c’est ça, ce n’est pas nouveau. ça fait juste 15 ou 20 ans que le processus a commencé.
    Le fait est qu’aujourd’hui, ils se posent un peu plus de questions parce qu’ils flippent. Les bonnes questions donc, mais de la mauvaise manière.
    Ce qu’ils défendent ne vaut pas mieux que ce qu’ils attaquent.
    Ai je bien compris votre point de vue? Nous sommes tous d’accord et je pense qu’ils le savent très bien aussi, mais que leur peur est trop forte pour qu’ils l’exposent clairement.

    Au final, je ne sais pas ce qui est le plus fourbe :
    – Vendre de la merde en écrivant "qualité" dessus sans se poser de question comme autrefois.
    – Ou vendre de la merde en crachant sur la merde des voisins pour faire croire que celle qu’on a à vendre est meilleure.

    Est ce bien que c’est ce que vous sous-entendez?

    Quoi qu’il en soit, je n’envisage plus les choses en termes d’indé depuis longtemps.
    La musique mainstream est capable d’être bien plus créative que celle des labels indés.
    Cette distinction indé/mainstream n’est que pur snobisme.

    Je viens de passer un mois à vendre des disques au rayon indé d’un grand magasin indépendant et la situation est grotesque.
    A l’heure où tout le monde pleure sur Pias UK victime des émeutes, Pias France réédite les albums de Corine Charby et Début de soirée (les albums originaux).

    Si indé veut dire "original" ou "hors normes", qu’on m’explique ce qu’il y a d’indé dans Arctic Monkeys, Bon iver et Metronomy.
    C’est du rock à papa, chiant et plat qui ne prend aucun risque, qui caresse tout le monde dans la sens du poil.

    Supprimons les rayons indés !
    Ca ne rime plus à rien.
    Tous ces trucs sont calibrés à la base pour finir en synchro.
    La preuve en est que si la question se pose pour certains, de signer ou non avec une major, de rester indé ou d’aller chez Sony ou Universal, c’est qu’on le leur propose.
    et si on leur propose c’est qu’ils font une musique faite pour les majors. Donc qu’ils y aillent sans état d’âme.
    Pour ma part, en tant que musicien, je sais que je n’aurai jamais à faire face à ce dilemme.

    Tout comme le cinéma ne se fait pas à cannes ou dans les ugc, la musique innovante, celle qui se pose les vraies questions, ne se fait pas chez pias ou chez wagram.
    Des centaines de disques de qualité, bien plus critiques et politiques que la presse dont on parle et les disques qu’elle a à vendre, sortent dans l’indifférence générale…

  2. Je suis d’accord avec toi sur ton interpretation de la perte de sens de l’appellation "indé". Cela ne rime plus à grand chose. Je trouve ton article pertinent et clairvoyant. Un voix dissonante parmi la horde de moutons de Panurge. Mais je ne pense pas pour autant que tout ce qui en est "labelisé" soit mauvais. Je te trouve peu scrupuleux envers ces nouveaux "groupes" classés "indé".

    Si indé veut dire « original » ou « hors normes », qu’on m’explique ce qu’il y a d’indé dans Arctic Monkeys, Bon iver et Metronomy. C’est du rock à papa, chiant et plat qui ne prend aucun risque, qui caresse tout le monde dans la sens du poil.

    Je te propose de faire un effort d’écoute, laisse ton inconscient être impressionné. Des musiques peu "originales" peuvent aussi être vibrantes, pas chiantes, ni plates. Car si leur musique il est vrai est peu originale, c’est sont les imbrications entre textes et musiques qui rend l’écoute si agréable.
    Par exemple dans la chanson "Corinne" de Metronomy, malgré la simplicité de sa musique et de son texte, c’est bien la manière dont s’entremêlent sens des mots, vibrations sonores et timbres uniques des voix des chanteurs, qui rend cette chanson presque jouissive pour beaucoup de sensibilités.
    (maintenant… comprends tu l’anglais?)

    Il faut prendre gare à la quête "divine" d’originalité. Elle risque de nous enfermer dans des idéaux suprêmes et échevelés, faisant de nous des criminels du rêve, des artistes solitaires, revoltés et consumés du dedans, fiers et ruminant nos pensées, pour qui plus aucune convention ne compte, ni concession, ni scrupule, ni mesure, ni valeur. C’est le royaume du défi, de la conséquence poussée à l’extrême, où le Moi trône désespérément, le royaume de la liberté, de la folie et de la mort

  3. Inexorable déterrage de post…

    Le 17/09/2011, Emmanuel a écrit :

    "Il faut prendre gare à la quête « divine » d’originalité. Elle risque de nous enfermer dans des idéaux suprêmes et échevelés, faisant de nous des criminels du rêve, des artistes solitaires, revoltés et consumés du dedans, fiers et ruminant nos pensées, pour qui plus aucune convention ne compte, ni concession, ni scrupule, ni mesure, ni valeur. C’est le royaume du défi, de la conséquence poussée à l’extrême, où le Moi trône désespérément, le royaume de la liberté, de la folie et de la mort"

    Là, je ne peux pas ne pas réagir. Je ne comprends pas l’extrême violence et bêtise ici exprimée et rédigée, j’en suis tout simplement choqué et interloqué !

    – pourquoi "divine" ?
    – en quoi "des idéaux échevelés" ?
    – en quoi des "criminels du rêve" ?
    – "artistes solitaires" : et alors quoi ?
    – "révoltés" : il est négatif de l’être ?
    – "consumés du dedans" : vision romantique de la révolte ?
    – "fiers" : l’artiste travaillant l’originalité serait donc nécessairement un orgueilleux ? on peut être fier sans orgueil
    – "ruminant nos pensées" : et, qui plus est, frustré ?
    – "pour qui plus aucune convention ne compte, ni concession, ni scrupule, ni mesure, ni valeur" : ne serait-ce pas là-même la définition de la non-civilisation ? Je pense que même les plus extrêmistes des guerriers, tyrans, dictateurs, criminels et assassins fonctionnent avec leur propre système de mesure et de valeur. Cette phrase laisserait donc supposer que l’artiste en quête d’originalité, non seulement était déjà un "criminel du rêve" mais en plus serait pire qu’un monstre absolu ! Encore une vision romantique version ado attardé ?…
    – "où le Moi trône désespérément, le royaume de la liberté, de la folie et de la mort" : pffff… faut quand même pas pousser là, c’est vraiment du total grand débile !!! Avoir un désir d’originalité dans sa pratique artistique s’apparenterait donc au royaume de la folie et de la mort…

    Le début du post concernait pourtant l’appellation "indé", sujet tout à fait pertinent et … rationnel.

    Emmanuel, un des fondamentaux dénominateurs communs de toutes les (grandes) personnalités qui sont ici membres d’honneur de Qwartz serait au moins l’originalité et la puissance de leurs oeuvres artistiques !!! – et ce, toutes étiquettes confondues.

    Pourtant, lorsque tu écris ça : "Je te propose de faire un effort d’écoute, laisse ton inconscient être impressionné. Des musiques peu « originales » peuvent aussi être vibrantes, pas chiantes, ni plates. Car si leur musique il est vrai est peu originale, c’est sont les imbrications entre textes et musiques qui rend l’écoute si agréable." hé bien, là je me trouve agréablement d’accord avec toi.

    Mais ta réflexion sur la quête d’originalité m’interloque totalement… Ce genre de pensée sur l’Art, c’est du grand n’importe quoi, ça fait chier que ça existe, c’est tout.

    Salut.

  4. Sandy,

    J’ai l’impression que tu ne veux pas comprendre ce que je dis. C’est explicite, mais tu interprètes différemment.
    Je ne me suis jamais fais le détracteur de l’originalité, au contraire! Et tu te bats contre qqun qui s’en serait fait le détracteur… c’est à dire contre un moulin à vent…

    Aide à la compréhension:
    Je mets simplement en garde contre des excès, la quête d’originalité PEUT (possibilité) être sujette à excès, quand elle devient “divine”, quand elle devient une obsession, quand elle nous fait dire – je cite, du commentaire que je commentais – : “la musique innovante, celle qui se pose les vraies questions… “ les VRAIES questions…! mais quelle arrogance, quelle déconnection au monde, ta "question" n’est pas ma "question", elle n’en est pas ni plus vraie ni plus fausse. Donc je me permets de dire STOP, tu poses l’originalité comme une valeur DIVINE, et c’est con. Tu te déconnectes du monde et tu risques de devenir “artiste solitaire” et autres choses que j’ai dites.

    “Artiste solitaire” … et alors quoi? et bien je vais te dire quoi. Je ne pense pas que la solitude soit forcement mauvaise, mais je pense qu’elle peut l’etre, et meme très gravement. Si tu t’engages dans des pratiques et modes de pensée qui te poussent à devenir solitaire, alors je me permets de te signaler que cela PEUT(possibilité) t’être toxique. Pour quelle cause vivons nous? Pour la cause sociale bien entendu. Vivre seul, disait Aristote, ce n’est pas possible. Rien n’est plus précieux que l’amitié. On peut être Crésus, Céline, Heidegger, si on n’a pas d’amis, c’est affreux. Il y en a qui au sommet du pouvoir se sentent très seuls par moment. Il sont très puissants et en même temps impuissants, et il perdent confiance en eux, ou ils deviennent fous, dictateurs ou tyrans… ça existe, ça a eu lieu…

    Bon excuse moi de ne pas te répondre plus en avant, puisque ton commentaire était basé sur une mésinterprétation de mon propos, cela n’a surement pas grande utilité, ton interpretation une fois rectifiée.

    VIVE L’ORIGINALITE !!! VIVE L’ART CONTEMPORAIN !! VIVE LA MUSIQUE CONTEMPORAINE !! Mais gare aux pertes de sens. L’art est un moyen pas une fin.

  5. Emmanuel,

    Merci de ta réponse, et j’y réponds à nouveau, comme notre propos me semble éminemment important.
    J’admets tout à fait avoir pu mal interprété ton propos (bien que j’y ai réfléchi un minimum avant de me lancer à rédiger !). Pourtant, c’est bien la forme (littéraire) excessive de ton lyrisme emprunté qui m’a fait réagir.

    Je suis parfaitement d’accord et approuve toute mise en garde contre tout excès – tout du moins, excès quand celui-ci devient, à mon sens, exclusif et en rejet de ce qui ne va pas dans le sens de celui-ci (et malheureusement cela existe bel et bien, précisément dans certains milieux de l’art contemporain, j’en sais quelque chose).
    J’approuve encore plus par rapport à ton commentaire précédent (qu’il semble que je n’ai pas vu) concernant cette phrase "la musique innovante, celle qui se pose les vraies questions" (et j’ignore qui l’a rédigée) : en effet, quelle prétention, quelle arrogance ! Je ne suis pas de ceux qui prétendent détenir, poser et encore moins répondre aux VRAIES questions.

    Pour moi, la création artistique relève d’abord d’une nécessité vitale : je DOIS créer comme je dois respirer et pisser, sinon je m’étouffe et meurs tout simplement. Donc, en ce sens, cela ne peut relever d’une prétention philosophique quant à la nature d’une VRAIE question. Cela ne m’empêche pas d’aimer et d’avoir besoin, par nature, d’une forme constante d’innovation, mais jamais dans le but en soi et par orgueil de me distinguer des autres.
    Donc : cette "question"-là n’est pas la mienne, pas plus semble-t-il que la tienne non plus.
    Ensuite, je n’ai jamais affirmé poser dans mon précédent post l’originalité comme une valeur divine : mes questions et valeurs sont vraiment ailleurs, mais alors vraiment…
    Nous faisions donc un croisement de mésinterprétations… mais qui me paraissent constructives dans cette réflexion.

    Par contre, je pense qu’il y a un ensemble de choses qui font qu’on puisse être – ou devenir – plus ou moins, non pas forcément déconnecté du monde, mais quelque peu "solitaire". Mais, donc, ces choses ne relèvent absolument pas d’une prétention de poser les VRAIES questions (personnellement, des questions, j’en ai à l’infini; les "VRAIES" questions, j’ignore leur nature et quelles elles sont, si tant est qu’il y en ait, de vraies questions dans l’absolu).

    Contrairement à ce que tu exposes, je pense fortement que la "solitude" n’est pas, d’après mon expérience personnelle, d’abord reliée à un mode de pensée (donc intellectuel) ni à sa pratique. Elle peut d’abord être reliée à des causes de nature psychologique, voire psychique. En tout cas, des causes liées à la nature de la personnalité. On peut passer sa vie à se battre contre, mais pour autant ne pas y échapper entièrement… Comme d’ailleurs pour plein d’autres choses de la vie qui nous pourrissent l’existence.

    Par contre, signaler que la solitude peut être toxique : bien évidemment, et cela va au-delà du cadre artistique. Pas besoin d’être Aristote pour comprendre qu’il est impossible de vivre seul. Cependant, la question (vitale) de l’amitié existante n’empêche pas le fait de vivre intérieurement une relative solitude (donc existentielle) : j’en connais des gens profondément seuls qui pourtant ne sont jamais tout à fait seuls physiquement.
    La comparaison avec les hommes au sommet d’un pouvoir sombrant dans la folie peut être considérée juste (la littérature, et notamment celle de Shakespeare, nous en donne des exemples effrayants), cependant qu’elle ne relève pas du commun des mortels.

    Mais l’on parlait de l’artiste (devenu) solitaire : il peut l’être, non pas par excès et obstination d’une quête ("divine") d’originalité – de n’être à tout prix pas comme les autres -, mais par difficultés de communication (en tout cas, celles de parler de son travail personnel et artistique, et donc de soi à travers ce travail), ou par excès de manque de confiance, ou par une peur anticipatrice (non rationnelle) de se sentir mal jugé, ou par un handicap à s’ouvrir et aller vers les autres, ou encore, par une peur de se sentir trop "différent" (si on l’est vraiment). Toutes ces causes se rejoignent (à mon sens et dans mon expérience personnelle), sans qu’elles soient pour autant la conséquence d’une quête excessive, dominatrice, exclusive, renfermante, d’originalité à tout prix.

    Ensuite et malheureusement, il arrive souvent, dans la vie humaine, qu’une trop forte originalité, en tout cas aux yeux d’une certaine majorité des vivants, conduise à un isolement et donc mécaniquement à une solitude : notre société (et ce, depuis toujours) en donne chaque jour de tristes exemples…

    Voilà pourquoi je trouvais, à ce sujet de l’artiste, dans ton précédent post, ton lyrisme excessif ("royaume de folie et de mort etc").

    Pour conclure, oui, vive l’originalité, vive l’innovation (c’est dans la nature humaine), et en particulier, vivent les musiques "différentes" et novatrices.
    L’Art n’est ni un moyen, ni une fin, ni une prétention, il est, telle la Vie, une simple chose en soi, dont on doit faire avec – ou pas.

    Merci.

  6. Merci de ta belle réponse. Je suis d’accord avec toi sur l’ensemble de ce que tu dis, et meme sur le coté lyrisme excessif de mon commentaire précédent… :)

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