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Interview de Mimetic pour Qwartz

Live for Qwartz

 

Ecouter ici son dernier DJ set

Planet Qwartz, la Résistance Musicale. Emission pilote, 2012.

Planet Qwartz Pilote from Qwartz on Vimeo.

Qwartz célèbre avec les Editions Allia, le centenaire du Manifeste de Luigi Russolo

Russolo_Allia

BRISER LA MUSIQUE …

1913. Luigi Russolo, membre discret du mouvement futuriste rédige un manifeste pour réorienter ce qu’il n’appelle déjà plus la musique. Il se tourne vers les bruits et les sons afin non pas de redécouvrir une innocence perdue mais d’accéder à la modernité des machines.

Il s’agit pour lui de réinventer le monde et à cette occasion de provoquer un scandale. Les formes privilégiées,  jusqu’à alors, doivent se taire, de Monteverdi à Wagner, pour lui ce qui est audible ne doit plus être habituel. Il s’agit de rompre avec une tradition et d’accéder à un espace que les usages ne parasitent plus.

A cette époque, l’industrie se développe et Russolo s’éprend des sonorités fécondées par le travail et les hommes. Le tout est de traduire, sous une forme aussi acceptable qu’insurrectionnelle, une matière nouvelle, qui ne possède pas de code et dont la principale qualité  est de déranger l’oreille, de traduire un inouïe.

Le manifeste invite l’auditeur à « sortir » d’une connaissance et à entrer dans un inconnu débarrassé de l’ennui. Ici l’oreille est hardie.  Ici la musique est désentravée. Russolo ne sacrifie pas le passé mais souhaite un changement aussi radical que le fût pour le regard Les demoiselles d’Avignon de Picasso et Vladimir Mayakovsky à  la littérature. Son premier concert en 1914 déclenchera une émeute où on l’imagine les sifflets retentissaient à percer de trous les murs.

2013. Aujourd’hui, ces quelques pages résonnent, frappent encore. Ce n’est pas tant la proposition d’une nouvelle architecture musicale qui insuffla, inspira de Pierre Henry à Einstürzende Neubauten  que le besoin impératif de transformer l’art et ses témoins, d’en faire une utopie qui rompt avec un usage marchand, un monde dominé par la consommation. En fait, ces ruptures réconcilient les hommes avec leur époque. Et que reste-t-il du manifeste en tant que genre, un parfum Manifesto qui emprunte sa rhétorique à des modèles qui le récusent.  Genica Baczynski

Les éditions Allia sont cette année partenaire des Qwartz.  Lauréats, nommés et jurés recevront à l’occasion de la cérémonie le manifeste édité par ces éditions.

Retrouvez les éditions Allia sur le Qwartz Market, 4 avril 2013 – entrée libre de 18h-00h à la Machine du Moulin Rouge.

Nouvelle édition

Art des bruits (L’)

mars 2013 – prix: 6,20 €
format : 100 x 170 mm
48 pages

Qwartz/RFI – les lauréats du concours

Dans le cadre du concours de composition à destination d’une signature en édition par RFI,  nous avons le plaisir de présenter la liste des lauréats.

Parmi les 194 participants (270 oeuvres) de onze pays, Stéphane Poulin (Responsable des éditions musicales du groupe AEF) et Alexandre Grauer (Président des Qwartz Music Awards) ont retenu les oeuvres de:

Alexandre Navarro - France

Bérangère Maximin – France

Dan Charles Dahan – France

Didier Achtal - France

Djiiva [Marise Cardoso] – Espagne

Elisabeth Valletti – France

Felipe Otondo – Danemark

Franck Dadure – France

Gianluca Porcu – Italie

Hughes Germain – France

Jonathan Rogissart – France

Juan Crek – Espagne

Manon Deruytere – France

Nicolas Cante – France

Panayiotis Kokoras – Grèce

Sébastien Lavoie – Québec

Théo Boulenger – France

Thomas Albiach - France

Yannick Franck – Belgique

Ybrid [Sylvie Egret] – France

Qwartz 8 -Cérémonie internationale au Centquatre et Marché des labels et artistes indépendants

Du 29 au 31 mars au CENTQUATRE à Paris – QWARTZ 8ème édition

et partenariat avec PRESENCES électronique 8.

Le programme en PDF

5 rue curial – Station Riquet

29 mars – 20H – Nef – Centquatre – Gratuit sur invitation.

Qwartz s’inscrit dans l’histoire de la musique et en particulier des musiques nouvelles, ainsi un Qwartz d’Honneur sera remis au pionnier américain des musiques électroniques Morton Subotnick et le Qwartz Pierre Schaeffer distinguera l’oeuvre du compositeur Francis Dhomont.

Alors que Morton Subotnick recevra le Qwartz d’Honneur du Président du Jury Arnaud Rebotini, Francis Dhomont recevra son Qwartz des mains du virtuose et théoricien Otavio Henrique Soares Brandao, spécialement venu du Brésil pour l’occasion grâce au soutien de SECULT et TOCTAO .

Cérémonie internationale des Qwartz Music Awards en hommage à Max Mathews le père de l’informatique musicale.

Le Qwartz Market restera ouvert pendant et après  la cérémonie. Vous pourrez y découvrir les oeuvres exceptionnelles, tant sur le plan musical  que graphique,  d’artistes et de labels venus des Etats Unis d’Amérique, du Brésil, d’Irlande, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Italie, d’Ukraine, de Belgique, de Suisse et de France. Les oeuvres présentées sont toutes en tirage limité.

France 24, la chaîne de la diversité, dans la chronique Culture de ce mardi matin 27 mars, présentée par Amobe Mevegue, a qualifié les Qwartz de "sacre des musiques électroniques". Là est toute la dimension des dix dernières années de promotion des musiques nouvelles qui a favorisé et facilité à travers passerelle  Qwartz plus de 250 projets musicaux nationaux et internationaux.  Qwartz aura doté de plus de 150 000€ les lauréats depuis la première édition. 26 000 oeuvres de près de 8000 artistes de 50 pays auront été écoutées à l’aveugle par une centaine d’experts et mélomanes.

30 mars – 31 mars – Jardin suspendu – Centquatre

Le QWARTZ MARKET vous accueille dans le cadre d’un partenariat avec le 8ème festival PRESENCES électronique produit par l’Ina GRM.

40 stands – une scène silencieuse pour 30 auditeurs avec plusieurs lives et un panorama de la musique électronique japonaise par Mochi Mochi.

Programme complet: en PDF

SILENT STAGES
Durant le Qwartz Market une programmation variée d’écoutes silencieuses pour 30 personnes sera proposée
VENDREDI 30 MARS :

• 18h30 : mini live d’ artistes du label 51 beats (Italie): "2 CANI GIGANTI"
• 19h30 : performance live d’un artiste du label Zeromoon(USA) : Blue Sausage Infant (artiste nommé au Qwartz Expérimentation)
• 20h30: présentation d’un pannel de la musique électronique japonaise par Mochi Mochi
SAMEDI 31 MARS :
• 16h30 : performance live d’un artiste de Kvitnu Records (Ukraine) : Kotra
• 17h30 : performance live d’un artiste de Boxon Records : Blacktoys
• 18h30 : performance live d’un artiste du label Zeromoon (USA) : Violet
• 19h30: performance live d’un artiste de SEM Label: Alexandre Navarro (nommé catégorie Qwartz Album)
• 20h30: performance live de Dan Digital (artiste nommé au Qwartz Découverte)

Horaires d’ouverture du Qwartz Market et infos pratiques:

Les exposants étrangers ne prennent que l’argent liquide. Un distributeur se trouve à côté de la station Riquet.

Il y a des restaurants au Cenquatre

30 mars

  • 17h > 21h30
  • jardin
  • Gratuit

31 mars

  • 15h > 21h30
  • jardin
  • Gratuit

La fédération européenne Younison dénonce un « anachronistic hold up » des droits d’auteurs.

Qwartz et Technopol étaient en meeting à Bruxelles ce 28 octobre 2011 avec le Commissaire Européen Michel Barnier, en charge du marché intérieur et des services.

Dans le cadre des propositions de la fédération Younison , un rendez-vous avec Michel Barnier a été organisé ce 28 octobre 2011 afin de lui proposer une expertise qui a été acceptée avec intérêt. Le Commissaire Européen s’est engagé à réunir à nouveau la délégation Yunison pour réagir sur le projet de texte de la directive européenne sur la gestion collective des droits d’auteur.

Younison, au-delà d’une réaction tranchée, mais néanmoins normale sur l’opacité de la redistribution des droits, propose des solutions pour endiguer l’enlisement des sociétés civiles dans des pratiques coutumières à la limite des droits et devoirs définis par leurs statuts.  Ecoutons le Directeur Kelvin Smits évoquer la situation.

Un artiste n’est pas client d’une société civile, il en est membre avec un droit de vote et des responsabilités.

Il n’est pas normal et il est inexcusable que 5 milliards d’Euros ne soient pas redistribués aux artistes sous le prétexte des droits réservés et que l’ayant droit n’ait pas été retrouvé ou qu’il ne s’est pas manifesté. Il est par ailleurs étonnant que certaines sociétés telles la BUMA (Pays bas) s’arrogent le droit de spéculer avec les droits des artistes. La BUMA a de plus perdu 14 millions d’euros à l’issue d’un mauvais placement. En Espagne, des fonds similaires mais à bien plus grande échelle ont été détournés et placés dans une banque Suisse.

En ce qui concerne les musiques électroniques, la technologie permet à ce jour de savoir qui joue ou diffuse quelle œuvre dans n’importe quel lieu équipé.

Younison dénonce un « anachronistic hold up ».

Il serait de l’intérêt des sociétés civiles d’être au plus proche de leurs membres, non pas en leur demandant de se contenter de ce qu’ils perçoivent ou ne perçoivent pas, mais  en modernisant la redistribution des droits et permettre à tous les artistes spoliés, de percevoir leurs droits dans des conditions transparentes et optimales.

Les technologies le permettent. « No excuses » scandent les militants de Younison ; Anni Lennox, Robbie Williams et Sting en tête.

Ces technologies développées par DJ Monitor pourraient , sous certaines conditions, s’appliquer aussi à la rémunération des œuvres sous licence Creative Commons.

Olaf Hund n’est pas mort! Interview sur Qwartz TV.

"Le Jacques Tati des musiques électroniques" écrit la SACEM, à son propos. "Un homme en rupture avec les obligations et les dogmes", réplique les Inrockuptibles. C’est Olaf Hund, décédé dans son dernier disque avec "the Hund is Dead" et sinon bien vivant après avoir très largement participé à l’émergence des musiques électroniques en France.  Avec son label Musiques Hybrides, en licence chez Virgin/Delabel, il aura produit depuis 1996, des artistes comme Léonard de Léonard, Louise Vertigo, Alexis HK…

Olaf nous informe de deux nouveautés: la création de son nouveau label, Post-Electronic, et la sortie de Music is Dead Opus 1.0, l’original en vinyle pour les amateurs, en CD pour les copains et la promo et des copies numériques pour les moins concernés.

C’est avec surprise, lors de ce petit entretien que l’artiste et label manager nous informe d’un vécu plus ou moins douloureux avec son projet engagé Nicolas Police pendant qu’ Olaf Hund disparût entre 2004 avec Valseuses et le présent Music is Dead.

Matthew Herbert met les pieds dans le plat

Matthew Herbert, Qwartz d’Honneur 2011, entame sa tournée internationale pour présenter sa dernière oeuvre: One Pig. Oeuvre qui crée une polémique au sein des associations pour la défense des animaux. Il a débuté dans le prestigieux London’s Royal Opera House, le 2 septembre dernier et continuera au Japon, au Pays-Bas et en Italie.

Photo de Socrates Mitsios

One Pig est le troisième volet de la trilogie One. Après One One et One Club, One Pig présente tous les aspects de la vie d’un cochon, de sa naissance à sa mort. De sa découpe et de son désossage à sa consommation. Une oeuvre qu’il considère comme un aperçu, une vision de l’omniprésence de cet animal le plus proche de l’homme, mal aimé qui incarne à la fois la richesse et de l’exploitation totale. “L’épisode de la mort était une étape cruciale dans l’histoire. C’était celle que je redoutais le plus, mais c’était aussi celle que je trouvais la plus pertinente pour ma compréhension” dit-il.

L’interview de Matthew Herbert par Intruders TV au Trianon, partenaire des Qwartz.

Retrouver la vidéo de son discours aux Qwartz 8 en avril 2011 au Trianon. En compagnie d’alva noto, le Président d’Honneur, matali crasset, la Présidente du Jury et Eric da Costa en personnage ténébreux de Philippe Druillet.

Interview de l’artiste par Genica Baczynski pour Qwartz

À quoi correspond chez vous cette tendance à tout faire vous-même ? Vous sentez-vous proche de Robinson Crusoé ?

Les collaborations et l’idée de coopération sont indispensables. Aujourd’hui pourtant il faut apporter à l’art une nouvelle perspective et ainsi provoquer l’émergence d’espaces inédits où l’auditeur reconsidère son environnement. Au 20e siècle, le modèle de distribution, en ce qui concerne la musique, et les caractéristiques du travail ont été définis par les entreprises. Elles se sont attachées au profit, à la facilité, aux formes sans cesse répétées. Je n’ai pas eu d’autre choix que de tout créer et de tout gérer par moi-même. Pour l’instant, je n’entraîne pas tout le monde sur cette voie. Il me semble important que l’aspect politique de ma musique se retrouve dans son mode de fabrication.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

La musique n’exerce plus le même attrait sur moi. La question qui se pose est : en avons-nous encore besoin ? Les musiciens m’apparaissent comme les bouffons d’une cour toujours persistante. À part John Cage, mes influences ne se situent pas dans la sphère artistique et elles s’inspirent de personnalités que j’admire comme Noam Chomsky, James Lovelock ou encore Shiva, et de personnes que je méprise comme Sarah Palin, la dynastie Bush, Tony Blair ou bien le gouvernement israélien. Aujourd’hui, il est de plus en plus compliqué de différencier les genres ou les mouvements artistiques, de plus en plus difficile d’être bouleversé. Ainsi quand les journaux nous dévoilent les crimes de Kadhafi envers son peuple, nous sommes choqués et cette partition journalistique devient alors plus fascinante que n’importe quelle couverture de NME nous enjoignant d’écouter un nouveau groupe.

Vous sentez-vous un artiste engagé et recherchez-vous la subversion ?

J’ai conscience d’être privilégié. Je bois de l’eau potable, j’ai accès à des soins médicaux, je vote, et je mange des bons aliments. On me paye le plus souvent mes déplacements et je peux passer des journées à rêver à de nouvelles créations sonores. Je m’interroge sur ma condition, elle n’est pas un acquis. Et comment ne pas se questionner sur un système où mes besoins sont prioritaires à ceux des autres. La période actuelle est chaotique. Le système capitaliste et son marché dit de libre échange – qui en définitive nie la liberté – accroissent la violence et la cupidité. Il a développé un modèle d’existence insupportable dont on n’échappe qu’en résistant. La subversion en fait partie. Trop souvent, nous assistons à une complaisance et une apathie aussi dangereuse qu’un mercenaire américain.

La petite star du Salon du Bourget sonorisé par des artistes du réseau Qwartz

A l’occasion du 49e Salon International de l’aéronautique et de l’espace, à Paris le Bourget, le réseau Dirisoft Recherche a présenté un "lift body" co-financé par Citroën. Ce démonstrateur, le MC 500, est capable de soulever 500Kg (1m3 d’hydrogène=1kg de capacité d’élévation). Il est capable de faire du vol stationnaire centimétrique. Propulsé par des moteurs alimentés par une pile à hydrogène d’une autonomie de 1h30, c’est une première dans l’aéronautique.

A ne pas confondre avec le MC-500 composer de chez Roland, ce dirigeable qui préfigure le futur de ce genre de machines volantes portait en son sein un système de diffusion sonore.

Les oeuvres sélectionnées pour cet événement majeur ont été composées par des artistes présentés par les Qwartz,  puis retenues par le groupe PSA et l’agence d’environnement sonore Creative Diffusion.

Label: Test Tube Netlabel
Titre : taste


Artiste: Aogu Yoshida
Oeuvre sous licence Creative Commons

Label: Just Not Normal Net Label
Titre : foggy lane on december


Artiste: Ater
Oeuvre sous licence Creative Commons

Mathieu Berthet. Le vernis sonore.

Mathieu Berthet travaille avec passion.  Son studio de mastering est situé au 148-150 rue Saint Maur à Paris: MB professional mastering. Il témoigne de la résurrection du disque vinyle et du grand retour des instruments analogiques  dans les musiques électroniques . Un peu d’éclairage sur cette étape technique cruciale pour la sortie d’un album.


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