Markus Popp – Oval – Qwartz de l’Innovation Musicale – 2015

(C)ORELIE GRIMALDI -Markus Popp - Qwartz 10

Pour comprendre l’importance de Markus Popp, il faut remonter au début des années 1990, lorsque la techno explose de mille feux et commence à se subdiviser en de nombreux sous-courants, que l’ambient et une version plus « intelligente » de la musique électronique s’affirment, quelques musiciens et labels repoussent les frontières de l’expérimentation. Ils jouent avec des sons étranges, des mélodies fragmentées, des basses fréquences. Et surtout avec ce qui s’apparente à des erreurs informatiques, aux bruits du dysfonctionnement des machines et des disques durs, des sauts de lectures et des surtensions, des interstices logiciels et des bugs, des clicks et des cuts… Un qualificatif est né de cet avant-gardisme radical : « glitch ». Markus Popp fait partie des pionniers de ce nouveau genre. Ses albums Systemisch et 94diskont, parus chez Mille-Plateaux en 1994-95 sous le pseudo Oval, installent définitivement cette « microscopic music », abstraite et déstructurée. Pour autant, ce radicalisme musical ne l’enferme pas dans un ghetto. Et Markus Popp multiplie les collaborations avec des artistes comme Björk, Ryuichi Sakamoto, Apparat, Tortoise, Mouse on Mars, Warren Suicide, Squarepusher, Jim O’Rourke, Pizzicato 5, Gastr Del Sol, etc. Puis, après une pause, Markus Popp confronte ses expérimentations à des sonorités plus pop (guitare, batterie) en signant sur Thrill Jockey (Of EP et O), puis latino avec les albums Calidostópia! et Voa; toujours dans un format court et fragmenté. Son approche musicale séduit aussi le monde de la mode (défilé Comme Des Garçons), du cinéma (Julien Donkey-Boy de Harmony Korine, Retina de Darko Dragicevic), du jeu vidéo (Rez de Tetsuya Mizuguchi). Markus Popp a également écrit le libretto de Miscontinuum, un opéra abstrait signé par Jan St. Werner, et réalisé Ovalprocess. Une installation sonore interactive, générée par un logiciel de sa conception, qui a été exposée dans le monde entier. En France, cette installation a été montrée à Paris, au Centre Georges Pompidou.
http://www.markuspopp.me/
https://www.facebook.com/pages/OVAL-Official/124407474275283
Laurent Diouf pour Qwartz

Dotation de 2,5K€ de notre partenaire officiel l’IESA et dotation logicielle de l’IRCAM

Le Qwartz de l’Innovation Musicale a aussi été  attribué à John Burton (Leafcutter John)

Qwartz 10 ans déjà.

Merci à tous pour cet anniversaire réussi.

L’invitation de Bpifrance à participer au congrès national de l’innovation, le BIG, a fait sens.

La musique et ses métiers ont un penchant certain  pour l’innovation. Nous avons eu la chance et la joie de recevoir sur le plateau deux personnalités au rayonnement planétaire. Un pionnier permanent, un génie, Pierre Henry et une star internationale à la réussite sans équivoque qui a su, depuis 1976, apporter au grand public une musique révolutionnaire: Jean-Michel Jarre.

Nous avons été fiers de remettre le Qwartz Max Mathews à Pierre Couprie pour sa suite logicielle innovante.  Un article de l’experte Christine Webster, juré dans cette catégorie, exposera de manière claire la portée de ses logicielles.

Je vous invite à découvrir à la galerie photographique préparée par la photographe Orélie Grimaldi.

Logo Technikart

Pierre Couprie – Qwartz Max Mathews – Edition 10 – 2015 – BIG Inno Génération

Qwartz Max Mathews 10

Pour le prix Max Mathews des QWARTZ 10 quatre nommés étaient en lice pour recevoir le trophée pendant le BIG Innovation Génération de Bpifrance à la Cité de la Mode et du Design:

Pierre Couprie, musicien improvisateur, concepteur et maître de conférence nommé pour ses logiciels d’aide à l’analyse musicale IAnalyse et EAnalysis.

Cette suite logicielle offre une palette d’outils destinés à analyser de manière visuelle et graphique les structures d’une composition sur de multiples niveaux, tous styles de musique confondus, à partir d’une importation de partitions, de fichiers audio et de films. Avec cependant une spécialisation pour chacun, IAnalye4 étant plutôt orienté analyse de partition et de film, pendant qu’EAnalyse sera plus spécifiquement destiné à la description des objets sonores en musique électro-acoustique.

Olivier Gillet, fondateur de Mutables Instruments était nommé pour la conception des modules au format eurorack, Clouds et Elements.

Sortis en janvier 2015, ces deux modules d’exception ont fait immédiatement l’unanimité au sein de la communauté du synthé modulaire analogique et ce dans le monde entier. Avec Clouds et Elements, Olivier Gillet revisite de manière inventive les principes de la synthèse granulaire, modale et FM en proposant deux modules hybrides analogiques-numériques, innovants de très grande qualité.

Locus Sonus était nommé pour Sound Map. Laboratoire de recherche collaboratif, spécialisé depuis 2006 dans les réalisations artistiques utilisant les techniques de streaming audio et de géolocalisation du son.

Locustream Soundmap est la carte audio-géographique d’écoute des streams émis par le projet de micros ouverts autour du globe. Elle fait partie des différentes interfaces qui ont été développées à partir du dispositif de micros ouverts Locustream incluant la nouvelle application Locuscast pour Android et iOS.

Bruno Zamborlin était nommé pour Mogees. Bruno Zamborlin a développé le concept du Mogees à l’Ircam pendant 5 années en travaillant sur les principes de la synthèse concatenative corrélée à l’interaction du geste. Après une brillante campagne Kickstarter réalisé en 2014 il propose aujourd’hui Mogees au grand public, un concept qui permet de transformer n’importe quelle surface ou objet en instrument de musique, grâce à un simple capteur relié à une App iOS.

Pierre Couprie a reçu le Qwartz Max Mathews – Le prix de l’Innovation et de l’Excellence Technologiques au service des Arts. Ainsi qu’une dotation de 2500€.

Pierre Couprie - Nicolas Dufourcq

Pierre Couprie  ici en compagnie de Nicolas Dufourcq, Directeur Général de BpiFrance, nous a accordé un entretien après avoir reçu le Qwartz Max Mathews 2015.

CW – Pierre Couprie, félicitations, vous avez reçu le prix Max Mathews Pour iAnalyse et EAnalysis, quel effet cela vous fait il ?

PC – J’avoue que cela a été une surprise, être nommé c’est génial. Je ne m’y attendais vraiment pas. Je pense que ça doit être la première fois qu’un logiciel de Musicologie obtient un prix de ce genre. Tout le monde a été très impressionné, que ce soit à la Sorbonne ou à la faculté, ou encore en Angleterre. Sinon j’ai trouvé cette soirée très réussie, très professionnelle, avec de belles découvertes sonores, je pense notamment à la prestation de Laurent Perrier sur son système modulaire qui a été remarquable.

CW- Depuis combien de temps travaillez-vous sur IAnalyse et EAnalysis ?

PC – J’ai commencé en 2005 avec iAnalyse, une première version publique a vu le jour en 2006. Mais tout ça c’était dans l’air du temps, à l’époque l’Ircam planchait sur Musiclab et par la suite on a vu émerger des applications privées comme l’excellent Metascore crée par Olivier Koechlin. Moi j’étais prof au collège et iAnalyse me servait pour travailler l’écoute avec mes élèves. Pour la partie développement je prenais sur mon temps libre.

CW- Comment pourriez-vous décrire ces deux logiciels ?

PC – En fait, il faut  prendre iAnalyse comme un simple logiciel de diaporama. Tous les éléments graphiques se synchronisent sur une piste audio-visuelle : la partition, le fichier audio, le sonagramme, etc. Le tout est enrichi d’outils spécifiques pour l’édition. C’est un guide d’écoute et d’analyse pour la musique instrumentale. EAnalysis, qui est sorti en Octobre 2010 s’appuie sur les mêmes principes, mais la réalisation a été plus complexe, car il s’agit ici d’analyser et de représenter des objets sonores sous forme de sonagrammes et de dessins et non plus des notes. Il se place dans la lignée de l’Acousmographe développé par le GRM. C’est un outils destiné à la musique électro-acoustique ou expérimentale. On a donc recours à des outils sensiblement différents pour extraire l’information et la restituer. Par ailleurs c’était une commande faite par un groupe de recherche, le MTIRC, coordonné par l’Université de Musique de Montfort à Leicester.

CW – Qu’est-ce que ce prix va changer pour vous ?

PC – C’est une reconnaissance qui arrive au bon moment. Aujourd’hui je suis Maître de Conférence, mais je vais également monter une ANR (Agence Nationale de la Recherche) pour poursuivre mes recherches, en m’entourant cette fois-ci d’une équipe, le prix Max Mathews aura son importance.

 

CW –  Vous avez d’autres projets en préparation après cette suite logicielle d’analyse ?

PC – J’aimerais, dans les six mois qui viennent, monter une performance avec les mêmes outils contenus dans iAnalyse et EAnalysis. Analyser en temps réel une improvisation musicale, et, grâce à l’extraction automatiques des données aller vers une restitution graphique et visuelle qui sortirait des sentiers battus.

http://www.pierrecouprie.fr/

Propos recueillis et textes par Christine Webster (CW) pour Qwartz.

Qwartz 10 – Le Qwartz Max Mathews

Depuis 2005, les QWARTZ décernent lors de chaque édition le prestigieux prix Max Mathews qui récompense une démarche innovante réalisée dans le domaine de la recherche ou de la conception de nouveaux outils de création sonore dédiés à la musique électronique en hardware ou software. Cette récompense aura cette année une double résonnance en terme d’innovation, puisque l’édition des QWARTZ 10 sera associée au congrès Bpifrance Inno Génération.

Hommage à Max Mathews dans KR Home-Studio

Pour le prix Max Mathews des QWARTZ 10 quatre nommés sont en lice : – Pierre Couprie, musicien improvisateur, concepteur et maître de conférence est nommé pour ses logiciels d’aide à l’analyse musicale IAnalye4 et EAnalyse. Cette suite logicielle offre une palette d’outils destinés à analyser de manière visuelle et graphique les structures d’une composition sur de multiples niveaux, tous styles de musique confondus, à partir d’une importation de partitions, de fichiers audio et de films. Avec cependant une spécialisation pour chacun, IAnalye4 étant plutôt orienté analyse de partition et de film, pendant qu’EAnalyse sera plus spécifiquement destiné à la description des objets sonores en musique électro-acoustique. – Olivier Gillet, fondateur de Mutable Instruments est nommé pour la conception des modules au format eurorack, Clouds et Elements. Sortis en janvier 2015, ces deux modules d’exception ont fait immédiatement l’unanimité au sein de la communauté du synthé modulaire analogique et ce dans le monde entier. Avec Clouds et Elements, Olivier Gillet revisite de manière inventive les principes de la synthèse granulaire, modale et FM en proposant deux modules hybrides analogiques-numériques, innovants de très grande qualité. – Locus Sonus est nommé pour Sound Map. Laboratoire de recherche collaboratif, spécialisé depuis 2006 dans les réalisations artistiques utilisant les techniques de streaming audio et de géolocalisation du son. Locustream Soundmap est la carte audio-géographique d’écoute des streams émis par le projet de micros ouverts autour du globe. Elle fait partie des différentes interfaces qui ont été développées à partir du dispositif de micros ouverts Locustream incluant la nouvelle application Locuscast pour Android et iOS. – Bruno Zamborlin est nommé pour Mogees. Bruno Zamborlin a développé le concept du Mogees à l’Ircam pendant 5 années en travaillant sur les principes de la synthèse concatenative corrélée à l’interaction du geste. Après une brillante campagne Kickstarter réalisé en 2014 il propose aujourd’hui Mogees au grand public, un concept qui permet de transformer n’importe quelle surface ou objet en instrument de musique, grâce à un simple capteur relié à une App iOS.

Christine Webster

Musicienne, expérimentaliste et journaliste. Membre expert de Qwartz 10 pour les nominations du Prix Max Mathews.

La décision finale sera annoncée à la cérémonie des Qwartz le 10 juin. Le lauréat sera choisi par Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance et recevra un trophée orginal conçu par Goran Vejvoda et réalisé par Sarah Goldberg de Bagel Lab, ainsi qu’une dotation de 2 500€.

Qwartz 10 – Le Silent Stage pendant le Bpifrance Inno Génération – 10&11 juin

Au sein du Congrès de l’Innovation de Bpifrance, Qwartz présente des installations permanentes d’artistes ainsi qu’une programmation de performances que les visiteurs pourront agréablement écouter au casque.

Installation : Silent Stage Qwartz (p.8-9)

Live set privés au casque pour 50 personnes max

Implantation à découvrir au sein de la Cité de la Mode et du Design

10 juin 13h/20h

Benjamin Minimum : 13h

Nina Kardec : 14h

Laurent Chambert : 15h

Hughes Germain : 16h

Antenne en Fer : 17h

Sylvgheist Maëlström : 18h

Christine Webster: 19h

11 juin 10h/12h

Benjamin Minimum : 10h

Hughes Germain : 11h

3672 Disquaire Day – Table Ronde – 18 avril – 15H – Bar à Bulles – La Machine du Moulin Rouge

Disquaire Day

Qwartz présente une table ronde:

Musique à coût zéro. Où est sa valeur?

Sans faire de bruit, la musique est devenue l’enfant pauvre des Arts. Le compositeur est l’esclave du système capitaliste et pour le coup, non productif. Il y a quelques années, la dévalorisation de la musique s’accélérait avec l’avènement de l’ère numérique et ainsi celle de la duplication. Plus que le piratage, somme toute bien plus promotionnel qu’autre chose, la contrefaçon numérique a été le moyen de s’enrichir. Aujourd’hui quasi institutionnalisée, elle permet la multiplication de services en ligne et par la-même de les rendre incontournables ? Mais à qui cela profite ? Alors que la valeur d’un phonogramme (un morceau de musique devenu reproductible ) avoisine le zéro centime d’euro pour l’auditeur ainsi que pour les créateurs.

La question se pose : est-ce là un nouveau modèle économique ou sa promesse ?

Avec:

Jean-Paul Bazin – Administrateur de la SPEDIDAM

Ariel Kyrou– Essayiste, philosophe

Christophe Monier – Artiste/Compositeur/Interprète

Tommy Vaudecrane – Artiste/Président de Technopol

Nous attendons encore la réponse de la SACEM et de la SPPF

Deezer invité, pas disponible

Modérateur: Alexandre Grauer. Fondateur des Qwartz, Prix Internationaux des Musiques Innovantes

 

 

Qwartz Session à la Cartonnerie – Paris 11

La Cartonnerie a accueilli une Qwartz Session

le 14 février 2015

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Entrée libre/ Participation libre directement aux artistes

Lionel Marchetti

Le double lauréat des Qwartz Lionel Marchetti et son ami Xavier Garcia nous offrirons une improvisation

à partir de 20H.

Duo Xavier Garcia / Lionel Marchetti.
12 rue Deguerry 75011 Paris (entrée publique)
159 rue St Maur 75011 Paris (entrée technique)

Métro : Goncourt (ligne 11) / Parmentier (ligne 3)
Bus : Ligne 46 (Fontaine au Roi)
Parking : Parking Temple, 83 rue du Faubourg du Temple

Station Vélib’ la plus proche : 11034 – Avenue Parmentier
Station Autolib’ la plus proche : 157 rue St Maur

Live de Telebossa @ Qwartz


Lien vers l’album éponyme nommé de Telebossa sorti sur le label Staugold.

Lien vers le site les artistes qui préparent leur second album.

Interview de Mimetic pour Qwartz

Live for Qwartz

 

Ecouter ici son dernier DJ set

Planet Qwartz, la Résistance Musicale. Emission pilote, 2012.

Planet Qwartz Pilote from Qwartz on Vimeo.

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